A MACON, la rencontre a eu lieu Place St Pierre, entre l'église éponyme et la Mairie. La presse a rendu compte de l'initiative :

« Ils nous ont oubliés ! ». Ce jeudi 30 mars, les retraités ont manifesté au centre-ville pour se faire entendre auprès des candidats aux élections présidentielles. « On est là pour remettre le social au coeur de la campagne présidentielle. On nous ignore ! » constate avec amertume Gérard Creusevaut, secrétaire du Syndicat des Retraités du Mâconnais-Clunisois-Tournugeois CGT. Une sensation que partagent avec lui des millions de retraités. « Ils nous prennent pour des privilégiés. Comme si c'était notre faute que les jeunes d'aujourd’hui sont en difficulté. D'un point de vue sociale, on est indispensable dans le cercle familial. Sans nous, le monde associatif n’existerait pas et l’ensemble des secteurs qui concernent les personnes âgées représente des centaines de milliers d’emplois », martèle Michel Maillet, responsable départemental de la CGT Retraités 71. Les revendications des retraités sont les mêmes depuis quelques années : Comme les pensions et la retraite complémentaire dans le secteur privé sont bloquées depuis 2013, ils demandent une revalorisation d’au moins 300 euros de l'ensemble des retraites, avec une pension minimale au niveau du SMIC et des pensions indexées en fonction de l’évolution du salaire moyen. Comme les femmes touchent 40% moins de retraite que les hommes, ils veulent voir la pension de réversion pour les femmes être revalorisée à 75% du montant de la pension de l'assuré décédé. Anne Dossier, co-secrétaire départementale de la Fédération Syndicale Unitaire 71 était ce jeudi une des portes parole des retraités de la fonction publique : « On est là pour faire savoir que, contrairement à ce que beaucoup prétendent, les fonctionnaires retraités ne sont pas des privilégiés. 50% de nos pensions de retraite augmenteraient si on les calculait comme dans le secteur privé. Sans oublier, que les fonctionnaires n’ont pas d’indemnité de départ à la retraite ! ».
Neuf organisations syndicales se sont alliées pour réaliser une enquête parmi les retraités. Lors de la manifestation, des questionnaires ont été proposés aux passants concernés qui eux aussi partageaient le même désarrois envers les candidats : « Ils n’ont rien à faire de nous. Ils s’occupent de leur bien-être, des migrants, de beaucoup de choses mais pas de nous. Ils n’arrêtent pas de nous en enlever et enlever. » (Christiane)  « Il n'y a pas de doute. On est en fin de liste. On ne sait même pas ce qu’ils proposent de faire. C’est ça le problème. J’ai travaillé jusqu’à 65 ans et je touche 900 euros par mois ! Vous croyez que je peux vivre avec cette somme alors que je suis locataire ? » (Danièle) « Il y a trop de gens qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. Ce n’est pas mon cas, mais c’est le cas de beaucoup de gens autour de moi. Notre pouvoir d’achat n’a pas augmenté depuis des années tandis que la vie coûte de plus en plus cher. C’est vraiment une honte : il y a trop de petites retraites et des gens qui s’en sortent pas. » (Claude)